Turquie dans l'UE: Ankara pense que les
opposants vont évoluer
Agence France-Presse - Le mercredi 13 septembre
2006 -
Cyberpresse
Paris
Le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, s'est
déclaré confiant mercredi dans l'évolution des adversaires de l'entrée de son
pays dans l'Union
européenne, en faisant valoir que la Turquie aurait beaucoup
changé d'ici là.
«Nous sommes persuadés que la
Turquie d'aujourd'hui et la Turquie à la fin des
négociations d'adhésion seront tout à fait différentes», a-t-il déclaré à Paris,
lors d'un point de presse avec son homologue français Philippe Douste-Blazy.
«Je suis persuadé que tout le monde verra son opinion, ses idées évoluer dans le
temps le moment venu», a-t-il déclaré, interrogé sur les déclarations du
ministre de l'Intérieur et favori à droite pour la présidentielle française de
l'an prochain, Nicolas Sarkozy, contre l'entrée d'Ankara dans l'UE.
Ségolène Royal, favorite des sondages à
gauche, s'est quant à elle dite mercredi opposée à toute
«déclaration brutale» contre l'entrée de la Turquie dans l'UE,
mais elle n'a pas écarté un simple «partenariat» avec Ankara.
Diplomate, M. Gül a assuré: «tout cela ce sont des questions de
politique intérieure et je ne voudrais pas m'immiscer dans ce
genre de problème». La Turquie «suit avec beaucoup de respect
ces débats qui se passent à l'heure actuelle», a-t-il ajouté.